Même si je dois y laisser ma culotte. Daphné Woodfight

Avec un titre pareil, je n’ai pas résisté à l’envie de découvrir ce drôle de livre quand on me l’a proposé. Je vous présente aujourd’hui une comédie, signée Daphné Woodfight : Même si je dois y laisser ma culotte.

L’histoire

Jeune décoratrice d’intérieur, Alice, célibataire et citadine en manque de confiance, adore donner des noms aux choses et pense souvent à voix haute. Lorsqu’elle débarque dans la petite ville d’Elie en Ecosse, elle ne s’imagine pas devoir gérer à la fois la rénovation d’un manoir, un fantôme, fan de culottes, aussi attendrissant qu’exaspérant et un ébéniste grincheux qui joue dangereusement avec sa température corporelle. Entre cider écossais, personnages atypiques, mystères et situations inattendues, Alice n’est pas loin de perdre la tête… et peut être même sa culotte !

Mon avis

Dans ce premier roman, Daphné Woodfight entraine notre héroïne Alice vers des rencontres inattendues. Appelée pour une proposition de rénovation, la jeune décoratrice d’intérieur se retrouve au cœur d’un beau domaine aux tendances d’antan. Elle se voit embarquée, sans avoir eu le temps de réfléchir, dans un projet qui promet d’être long et fastidieux. Et pour cette aventure, elle doit s’installer sur place. Commence alors une cohabitation qui ne manque pas de piquant.

Alice rencontre les propriétaires, des gens gentils et un brin fantasques. Mais ce n’est que le début de rencontres trépidantes. Il y a aussi Emma, la cuisinière. Une personne adorable, aux petits oignons avec tout le monde. Une femme attachante, pleine de tendresse et de sympathie. Elle met autant de cœur à prendre soin de son entourage qu’à préparer de bons petits plats. L’amitié avec Alice sera vite de mise et franchement, le charme d’Emma a très bien opéré sur moi également. Parmi cette grande demeure se trouve aussi un homme à tout faire grincheux et pas franchement loquace. Sans oublier un certain ébéniste, qui collabera avec la jeune décoratrice pour les rénovations et ne la laissera pas indifférente, loin de là, mais qui mettra aussi ses nerfs à l’épreuve.

Parmi tout ce beau monde, le colocataire le plus surprenant avec lequel Alice va devoir cohabiter se trouve être Duncan, un fantôme à l’humour grivois et qui aime apparaitre aux moments les plus opportuns. A savoir dans des moments intimes, comme en sortant du bain, ou dans des conversations échauffés. Il s’affectionne de sa nouvelle invitée et prend un malin plaisir à la taquiner. Notamment sur sa lingerie, lui offrant des petits sobriquets qui exaspèrent Alice. Et la bonne surprise, c’est que lui aussi, tout comme le manoir, va nous dévoiler son histoire, révélant alors un personnage humain, et sentimental, malgré les années d’errance à effrayer, pour plaisanter, les occupants des lieux.

Je n’avais pas de petit ami et pour pimenter ma vie, je m’engueulai avec un fantôme dont la dernière dispute datait de plus de cent ans. Que Dieu se souvienne de moi quand viendra mon tour !

Chapitre 6

J’ai beaucoup apprécié l’héroïne de ce roman, affublée d’une maladresse attendrissante. Un peu trop bavarde, elle pense souvent à voix haute, ce qui lui vaut des malentendus et des situations cocasses drôlement gênantes. Mais elle ne démord pas et ne s’offusque pas (ou presque) de ces moments. Entêtée, elle s’enfonce même parfois dans ses idées et ses bourdes. Elle est drôle et attachante par ses étourderies. J’ai passé un agréable moment à ses côtés, à découvrir le manoir, ses habitants et la ville étonnante dans laquelle elle a atterri. Le tout avec une plume qui ne s’essouffle pas, toujours rythmée par la venue d’une nouvelle péripétie, au grand dam d’Alice.

Je remercie chaleureusement Hey! Éditions pour cette lecture plaisante et pétillante, à l’humour assumé, avec une héroïne maladroite mais tout autant charmante.

Si vous cherchez un bon moment de détente et de bonne humeur, je vous le conseille les amis.

« Même si je dois y laisser ma culotte » de Daphné Woodfight. Hey! Éditions, 2022.

26 commentaires sur “Même si je dois y laisser ma culotte. Daphné Woodfight

    1. C’est un bon moment de détente, sans prise de tête. L’humour est totalement assumé, avec des blagues un peu potaches mais qui correspondent bien aux personnages. Ca aère l’esprit, et ça se lit vite. 🙂 J’espère que tu apprécieras cette lecture si tu te décides à sauter le pas, malgré que ce ne soit pas ton genre de prédilection. 😉

    1. Il est surprenant ce titre n’est-ce pas ? 🤭 Aussi décalé que la petite ville et le domaine où atterri l’héroïne Alice. La présence du fantôme était vraiment un joli plus à ce roman, et malgré ses apparitions (sans mauvais jeu de mots) saugrenues, il apporte aussi sa petite touche de mystère. 😉 Merci Marinette, j’espère que tu aimeras si tu as l’occasion de le découvrir. 😊

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