Les Schtroumpfs noirs. Peyo & Yvan Delporte

Il y a des bandes dessinées que j’appréciais beaucoup enfant, et celles des Schtroumpfs en font partie. Un embrun de nostalgie m’a poussée à la relecture du premier tome de cette série culte : Les Schtroumpfs noirs.

Les Schtroumpfs noirs - Peyo & Delporte

L’histoire

Qui ne connaît les Schtroumpfs ? Ces gentils lutins bleus à gros bonnet blanc se ressemblent tous, même s’ils ont chacun leur caractère, et parlent une curieuse langue dans laquelle la plupart des mots sont remplacés par schtroumpf ou schtroumpfer. Sous l’autorité débonnaire du grand Schtroumpf, ce sympathique petit peuple organise sa vie et lutte contre l’abominable sorcier Gargamel, qui ne rêve que de les détruire. Une adorable fantaisie qui séduira les plus petits et distraira leurs aînés.

Mon avis

Avec ce premier tome, publié en 1963 par Dupuis, Peyo et Yvan Delporte nous offrent trois histoires. La première donnant son titre à l’album, suivie ensuite par Le Schtroumpf volant et Le Voleur de Schtroumpfs. J’ai aujourd’hui la trentaine et qu’on se le dise, la fillette en moi était ravie de revoir ces personnages bleus et rigolos qui m’avaient accompagnée autrefois.

J’y ai découvert des références dont j’ignorais l’existence à mes plus jeunes années. L’histoire Les Schtroumpfs noirs représente un hommage à la culture Zombie. Un virus, transmis par la vilaine mouche Bzz, va terrasser l’équilibre du village. La simple piqûre devient une épidémie se propageant à vitesse grand V. Comme le veut les codes du genre, ce fléau transforme les Schtroumpfs contaminés en monstres sombres, aux yeux rouges, avides de chair fraiche, qui infectent les autres à coups de crocs ! Les survivants devront donc se battre, ou plutôt trouver un remède (c’est une histoire pour enfant, voyons) pour endiguer l’invasion, sauver leur société, et éviter de nous jouer un remake de « Je suis une légende » de Richard Matheson !

Source Extrait : Izneo.com

L’aventure suivante Le Schtroumpf volant, nous dévoile une histoire plus farfelue. On découvre alors un peuple avec plein d’idées folles et doté d’un bel esprit d’entraide. Même quand l’un d’entre eux entreprend de voler à tout prix. Car en plus d’être de grands rêveurs, ils sont sacrément bornés !

La troisième et dernière histoire Le Voleur de Schtroumpfs nous présente le grand méchant, un peu grotesque mais pas si effrayant, de la série : Gargamel et son terrible chat Azraël. On apprend alors pour quelle raison l’affreux sorcier en a tellement après ces petits galopins inoffensifs. Et c’est alors que le seul personnage humain de l’album se montre bien cupide et capricieux.

Source Extrait : Izneo.com

C’est donc dans ce premier tome que le monde des Schtroumpfs prend forme à nos yeux. Ils ne sont que très peu pour l’instant mais nous pouvons retrouver le Grand Schtroumpf, le Schtroumpf à lunettes, et d’autres, même lorsqu’ils ne sont pas cités explicitement. J’ai aimé retrouver leur univers coloré, au milieu des bois et des champignons. Leur langage incongru que l’on peut interpréter comme bon nous semble, et la bonne humeur qui les caractérise. Ce sont des personnages rondelets, joviaux et optimistes, pleins de ressources et prêts à s’unir pour protéger et aider leur semblable.

Des années ont passées depuis ma première rencontre avec ces drôles de petits personnages au nom improbable, et pourtant aujourd’hui encore, ils m’ont offert un sympathique moment de lecture.

Et vous, c’est quoi votre petit plaisir régressif ?

« Les Schtroumpfs, Tome 1 : Les Schtroumpfs noirs »
De Peyo & Yvan Delporte. Éditions Dupuis, 1963.

29 commentaires sur “Les Schtroumpfs noirs. Peyo & Yvan Delporte

    1. Ah j’aimais bien Astérix aussi même si je n’en ai pas lu beaucoup non plus au final. Par contre j’avoues n’avoir jamais lu Lucky Luke, je ne connais que les dessins animés. 😋 Tu en as déjà relu plus grande ? 😁

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