Des emmerdes jusqu’au cou. Helen Harper

Ayant envie de quitter un peu l’hémoglobine de mes thrillers pour plus de fantaisie, je me suis tournée vers un roman de Helen Harper, que j’ai découvert grâce à Audrey et son blog Light and Smell. Voici donc le premier tome de la trilogie Super Madrona : Des emmerdes jusqu’au cou.

Des emmerdes jusqu'au cou - Super Madrona - Helen Harper

L’histoire

Madrona n’avait pas vraiment prévu de se réveiller sur un court de golf, avec un cadavre sur les bras, des pouvoirs étranges et sans aucun souvenir… mais visiblement, elle n’est pas au bout de ses surprises.
Un corps. Plusieurs attaquants à l’allure bizarre. Des pouvoirs magiques très étranges. Et une sévère crise d’amnésie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Madrona ne passe pas une très bonne semaine. Mais ça va s’arranger. Tout ce qu’elle a à faire, c’est découvrir qui elle est vraiment, empêcher une star de feuilleton télévisé d’être agressée par un harceleur et comprendre pourquoi tant de gens semblent avoir peur d’elle. Parce qu’elle ne peut être que quelqu’un de bien…. N’est-ce pas ?

Mon avis

Alors oui, je voulais éviter, de près ou de loin, l’hémoglobine, mais ce roman commence tout de même avec une jeune femme, vierge de tous souvenirs, se réveillant au côté d’un macchabée décapité. Ca démarre fort pour elle qui ne se souvient même plus de son patronyme, mais qui ne manquera pas d’apprendre très vite qu’on la surnomme la Madhatter, rien que ça ! Madrona, de son vrai nom, va vite se rendre compte qu’elle n’est pas une femme comme les autres et qu’elle possède des capacités particulières.

J’ai beaucoup aimé son côté intrépide et désinvolte ! Si elle ignore tout de son passé, son surnom et ses pouvoirs lui suffisent à se forger une idée. Elle ne manque pas de dérision d’ailleurs, se prenant pour une super-héroïne, elle va même revêtir le justaucorps et la cape, emblème infaillible du justicier. Sans oublier le masque pour garder son identité secrète. Mais quelle identité ? Peu importe, elle veut la tenue complète ! Ca donne une bonne idée déjà, de l’humour dont fait preuve ce roman fantastique. Seulement voilà, notre belle amnésique va vite s’apercevoir que la Madhatter d’antan n’inspirait pas vraiment l’amitié autour d’elle, notamment à ceux qui semblent la reconnaitre au détour d’une rue. Un détail qui risque de fortement freiner sa quête personnelle. Qu’à cela ne tienne, elle trouvera des réponses coûte que coûte. Et qu’on se le dise, c’est une tête de mule, elle ne recule pas devant la menace et le danger. Mais si cette héroïne dans l’âme tenait plutôt de l’antihéros ?

Quelle surprise ! Je n’étais pas qu’une femme menue avec un goût vestimentaire douteux et une chance incroyable. Non. J’étais une super-héroïne avec des super-pouvoirs. J’avais même un nom qui allait avec, tout aussi banal fût-il. J’étais la Madhatter, le chapelier fou, et les forces du mal voulaient ma peau.

Chapitre 1

Dans ce premier tome, nous découvrons un monde fantastique, et nous le découvrons avec les yeux de notre protagoniste. Une guerre est en cours, et malgré sa perte de mémoire, Madrona va devoir y prendre part. Même si elle semble déjà impliquée jusqu’à l’os. Son passé lui réserve apparemment pas mal de surprises, et pas que des bonnes. Cette amnésie soudaine, à l’origine inconnue, sera-t-elle l’occasion d’expier ses fautes, notamment aux yeux d’un jeune homme qui ne la laisse pas indifférente ? Comment être certaine qu’elle œuvre pour le bien ou le mal, quand elle n’a aucune idée de ce qu’on lui reproche ? Et finalement, doit-elle vraiment emprunter le chemin que tout le monde semble lui prêter, alors qu’une autre voie est possible désormais ? Elle est loin d’imaginer l’étendue de cet univers qui s’ouvre à elle et des pouvoirs que ça implique. Ce qui, parfois, risque de causer quelques situations un peu gênantes et cocasses. Mais apparemment, il lui en faut plus pour perdre la face, nom d’un lutin !

Ce roman, où l’humour est de mise, se lit avec grand plaisir et démarre une saga prometteuse. Je suis curieuse de découvrir la vérité sur cette jeune femme piquante et pétillante qui n’est pas dénuée d’un charme alléchant.

Je remercie Audrey pour cette jolie découverte tout en magie et bonne humeur, et je vous invite à lire sa chronique sur son blog Light And Smell.

« Super Madrona, Tome 1 : Des emmerdes jusqu’au cou »
De Helen Harper. Éditions Bookmark, 2021.

29 commentaires sur “Des emmerdes jusqu’au cou. Helen Harper

  1. bonjour, comment vas tu? j’évite de me plonger dans des sagas, j’en ai encore plein en cours… et je n’avance pas 😉 passe un bon week end et à bientôt!

    1. C’est surement préférable oui ! 😋 Et ce serait dommage de s’en passer aussi, elle est vraiment sympathique cette jeune Madrona. 😁 Et si elle te plait déjà, c’est bon signe ! Tu as raison, en vacances, c’est parfait, ca donne de la bonne humeur et ca se lit tout seul. ☺️

  2. Je suis tellement contente que tu aies apprécié ce premier tome 🙂 En te lisant, je me suis rappelée à quel point j’aime la personnalité de Madrona, son humour et son auto-dérision dont tu parles très bien.
    Et merci pour les liens 🙂

    1. Avec plaisir pour les liens, merci a toi pour tes chroniques qui m’ont fait tellement envie ! 😁 C’est un personnage plein de Pep’s et drôle, vraiment. J’ai beaucoup aimé son répondant ! Je me demande bien ce que lui cache sa mémoire et qui va t-elle suivre dans ce combat. Surprise ! Et l’auteur nous offre un joli panel de différents personnages, ça me plaît bien ce mélange de variétés 🙂

      1. Son répondant, c’est sa plus grande force, parce que quand rien ne va, ça lui permet de tenir et de garder la tête haute en plus de nous faire sourire 🙂
        Oui, il y a de la variété au niveau des personnages !

        1. C’est totalement ça, et c’est aussi la grande force de ce roman. Tu l’auras compris, j’ai craqué pour cette héroïne, merci Audrey ! Par curiosité, Ivy Wilde est tout aussi attachante et drôle ? ☺️

          1. Ivy Wilde est attachante et drôle notamment par la manière dont elle joue de sa supposée fainéantise, mais j’avoue avoir une grosse préférence pour Madrona et son autodérision ++++. Par contre, Ivy a un chat qui parle 🙂

          2. Ah je reconnais bien la maman chat en te lisant hihi ! 😉 Je vais continuer avec Madrona pour le moment alors; je ferais connaissance avec Ivy par la suite. Elle me plait déjà aussi, merci ! 😊

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